Vous êtes myope et vous envisagez de vous passer définitivement de lunettes ou de lentilles de contact ? La chirurgie réfractive au laser permet aujourd'hui de corriger la myopie de façon précise, sûre et durable — à condition d'être bien préparé et bien conseillé.

Cette page vous guide à travers tout ce qu'il faut savoir : comment fonctionne l'opération, si vous êtes éligible, quelles techniques existent, et à quoi vous attendre avant, pendant et après l'intervention.

La première étape est simple : une consultation au cabinet permet de faire le point sur votre situation, d'évaluer votre cornée et de vous orienter vers la technique la plus adaptée à vos yeux.

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Qu'est-ce que la myopie ?

La myopie est un défaut de réfraction : la lumière se concentre en avant de la rétine plutôt que directement sur elle, rendant les objets éloignés flous. Ce phénomène est lié à une cornée trop courbée ou à un œil trop long. Elle concerne environ 30 à 40 % de la population européenne et tend à se stabiliser entre 18 et 25 ans.

Lunettes et lentilles compensent la myopie mais ne la traitent pas. La chirurgie réfractive au laser, elle, remodèle la cornée de façon permanente afin que l'œil mette correctement au point les images sans correction optique.

La myopie peut être corrigée jusqu'à –12 dioptries par laser. Un éventuel astigmatisme associé est traité simultanément au cours de la même intervention.

Êtes-vous éligible à l'opération de la myopie ?

Tout le monde ne peut pas être opéré au laser. Une évaluation rigoureuse est indispensable au préalable — c'est précisément l'objet de la première consultation au cabinet.

Les principaux critères d'éligibilité sont les suivants :

  • Stabilité de la correction : la prescription doit être stable depuis au moins un an pour garantir un résultat durable.
  • Âge minimum : 18 ans révolus. Il n'y a pas de limite d'âge maximale, mais d'éventuelles pathologies liées à l'âge (cataracte) sont prises en compte.
  • Épaisseur cornéenne suffisante : une cornée trop fine peut ne pas être adaptée à certaines techniques.
  • Absence de contre-indications : kératocône, glaucome, sécheresse oculaire sévère, certaines maladies auto-immunes, grossesse ou allaitement.

Le bilan préopératoire myopie

Lors de la consultation, le Dr Bidgoli mesure vos défauts visuels et réalise un examen complet de vos yeux : segment antérieur, pression intra-oculaire, fond d'œil et test de sécheresse oculaire. L'étape clé est la topographie cornéenne, qui cartographie la forme et mesure l'épaisseur de votre cornée. Ce bilan permet de confirmer votre éligibilité et de déterminer la technique la plus adaptée à votre cas.

Si une contre-indication au laser est identifiée, des alternatives existent — notamment les implants intraoculaires. Le Dr Bidgoli vous orientera alors vers le spécialiste approprié.

Opération de la myopie : PKR ou LASIK ?

Deux techniques laser permettent de corriger la myopie : la PKR (PhotoKératectomie Réfractive) et le LASIK (Laser In Situ Keratomileusis). Les deux utilisent le même laser excimer pour remodeler le stroma cornéen — leur différence tient à la façon d'y accéder.

 PKRLASIK
PrincipeRetrait de l'épithélium en surfaceDécoupe d'un capot, correction en profondeur
DuréeMoins de 10 min / œilEnviron 15 min / œil
Douleur post-opératoire48 à 72 hMoins de 24 h
Récupération visuelleEn 1 semaineDès le lendemain
Sécheresse oculaireMoindre et transitoirePlus marquée
Reprise du travail4 à 5 jours48 h
Coût indicatif (2 yeux)À partir de 3 000 €Jusqu'à 4 000 €

Le résultat visuel est équivalent pour les deux techniques. Le choix dépend de l'anatomie de votre cornée, de vos activités et de vos antécédents — c'est ce que le Dr Bidgoli détermine avec vous lors de la consultation.

Comment se déroule l'opération de la myopie ?

L'intervention est réalisée en ambulatoire (sans hospitalisation), sous anesthésie locale par gouttes. Les deux yeux sont le plus souvent opérés le même jour.

  1. Anesthésie et préparation
    Des gouttes anesthésiantes sont instillées. Un écarteur de paupières est posé pour éviter tout clignement : l'œil est maintenu ouvert sans effort de votre part.
  2. Accès au stroma
    En PKR, l'épithélium est retiré délicatement. En LASIK, un capot est découpé à l'aide du laser femtoseconde, puis soulevé et récliné.
  3. Correction par laser excimer
    Vous fixez une cible lumineuse. Le laser délivre la correction en quelques secondes, sous le contrôle d'un eye tracker qui suit les micro-mouvements de l'œil en temps réel pour garantir un ciblage parfait.
  4. Finition et protection
    En PKR, une lentille « pansement » est posée et une solution de mitomycine appliquée pour prévenir la formation de haze. En LASIK, le capot est repositionné. Vous quittez le cabinet avec des lunettes solaires protectrices.

Suites post-opératoires de la myopie : à quoi s'attendre ?

Les suites varient selon la technique utilisée, mais dans les deux cas l'inconfort est temporaire et bien encadré.

Après une PKR

  • Douleur les premières 48 à 72 h (des comprimés antidouleur peuvent être prescrits)
  • Lentille pansement retirée en consultation à J4–J5
  • Vision nette en 1 semaine environ
  • Reprise du sport après 1 semaine
  • Port de lunettes solaires obligatoire pendant 1 mois

Après un LASIK

  • Gêne légère (sensation de sable) pendant moins de 24 h
  • Vision nette dès le lendemain
  • Reprise du travail en 48 h
  • Reprise du sport après 1 semaine
  • Port de lunettes solaires recommandé pendant 1 mois

Dans les deux cas, le traitement post-opératoire consiste en l'instillation de collyres antibiotiques et anti-inflammatoires pendant trois semaines, associée à des larmes artificielles. Un sérum autologue (préparé à partir de votre propre sang) peut être prescrit pour favoriser la cicatrisation et lutter contre la sécheresse oculaire.

Il est impératif de ne pas se frotter les yeux après l'opération. Le retour à domicile doit se faire accompagné. La baignade est déconseillée pendant les deux premières semaines.

Opération de la myopie : risques et complications

La chirurgie réfractive est l'une des procédures ophtalmologiques les mieux documentées au monde. Le taux global de complications est inférieur à 1 % et le taux de satisfaction des patients est proche de 95 %.

Effets secondaires transitoires

Communs aux deux techniques, ils sont fréquents mais temporaires :

  • Sécheresse oculaire nécessitant des larmes artificielles
  • Perception de halos ou éblouissements nocturnes, régressant en quelques semaines à quelques mois

Complications rares

  • Infection ou inflammation (prévenue par les collyres post-opératoires)
  • En PKR : haze (légère opacification cornéenne), devenu très rare grâce à l'application de mitomycine et aux lasers de dernière génération
  • En LASIK : anomalie ou déplacement du capot, ectasie cornéenne (complication exceptionnelle liée à un affaiblissement de la cornée)

Peut-on perdre la vue après une opération de la myopie au laser ?

Non. La procédure ne touche que la surface de la cornée et n'ouvre pas l'œil. Les complications éventuelles concernent la cornée et n'impliquent pas la rétine ni le nerf optique, responsables de la vision. En pratique, la grande majorité des complications se résolvent sans séquelle visuelle permanente.

Si le résultat n'est pas optimal, une retouche chirurgicale est possible après 6 mois — et elle est offerte par le Dr Bidgoli.

Opération de la myopie : tarifs et remboursements

La chirurgie réfractive est considérée comme une procédure élective par l'INAMI et n'est pas remboursée par l'assurance maladie obligatoire. Certaines mutuelles proposent toutefois une intervention partielle.

Tarifs indicatifs

  • Première consultation préopératoire : 80 € (remboursée à environ 50 % par la mutuelle)
  • Intervention PKR (2 yeux) : à partir de 3 000 €
  • Intervention LASIK (2 yeux) : jusqu'à 4 000 € 

Remboursements mutuelles (à titre indicatif)

  • Mutualité Chrétienne : 250 € / œil
  • Solidaris : 150 € / œil
  • Mutualité Neutre : 125 € / œil
  • Partenamut : 100 € / œil
  • Mutualité Libérale : 100 € / œil

Les montants indiqués sont susceptibles d'évoluer. Renseignez-vous directement auprès de votre mutuelle pour connaître votre remboursement exact.

Prenez rendez-vous pour votre première consultation

Vous envisagez une opération de la myopie et souhaitez savoir si vous êtes éligible ? La première étape est une consultation au cabinet du Dr Bidgoli, à Uccle. En une heure, nous faisons le point ensemble sur votre situation, réalisons le bilan préopératoire et vous conseillons sur la technique la plus adaptée à vos yeux.

 

Opération de la myopie : questions fréquentes

La chirurgie laser permet de corriger la myopie jusqu'à –12 dioptries. Un astigmatisme associé peut être traité simultanément au cours de la même intervention.

Une consultation chez un ophtalmologue spécialisé en chirurgie réfractive est indispensable. Elle comprend notamment une topographie cornéenne qui cartographie la forme et l'épaisseur de la cornée. Les principaux critères sont : une prescription stable depuis au moins un an, un âge minimum de 18 ans, une cornée suffisamment épaisse et l'absence de contre-indications (kératocône, glaucome, sécheresse sévère, grossesse).

Les deux techniques utilisent le même laser excimer et donnent des résultats visuels équivalents. La PKR est un laser de surface : l'épithélium est retiré puis repousse naturellement. Le LASIK implique la découpe d'un capot cornéen, ce qui permet une récupération visuelle plus rapide (dès le lendemain) mais entraîne davantage de sécheresse oculaire. Le choix dépend de l'anatomie de la cornée et du profil du patient.

L'intervention elle-même est totalement indolore grâce à l'anesthésie par gouttes. Après une PKR, une douleur modérée peut survenir dans les 48 à 72 heures suivant l'opération. Après un LASIK, la gêne est très légère et dure moins de 24 heures.

Le coût varie entre 3 000 et 4 000 € pour les deux yeux selon la technique utilisée (PKR ou LASIK). Ce montant inclut la consultation préopératoire et les contrôles post-opératoires. La chirurgie réfractive n'est pas remboursée par l'INAMI mais certaines mutuelles interviennent partiellement.

La correction est stable dans le temps. Une légère régression est possible dans de rares cas, ce qui justifie l'exigence d'une prescription stable avant l'opération. Si nécessaire, une retouche chirurgicale est possible — et offerte dans les 6 mois suivant l'intervention.

Non. La procédure ne touche que la surface de la cornée et n'ouvre pas l'œil. Les complications éventuelles n'impliquent pas la rétine ni le nerf optique. Le taux global de complications est inférieur à 1 % et la grande majorité se résolvent sans séquelle visuelle permanente.

Oui. Il est recommandé de ne pas porter de lentilles souples pendant au moins 48 heures avant la consultation et l'intervention. Pour les lentilles rigides, un arrêt d'environ un mois est préférable, car elles peuvent modifier temporairement la forme de la cornée.